Stratégies de communication

Extraits du Guide d’intervention institutionnelle : pour favoriser la réussite éducative des étudiantes et des étudiants autochtones du Cégep de Baie-Comeau, de Nathalie Santerre.


 

Les stratégies de communication

 

1.1 Favoriser les échanges de personne à personne

Les étudiants autochtones préfèrent nettement les contacts de personne à personne aux activités d’équipe ou de groupe.

Les recherches confirment que la qualité de la relation entre l’étudiant et l’enseignant est la pierre angulaire de la réussite. Les étudiants autochtones n’échappent pas à cette condition dans le cadre de leurs études [1]. Il ne faut donc pas hésiter à établir un climat de confiance dans la classe et à montrer des attitudes d’écoute. Indiquer aux étudiants les émotions perçues chez eux et leur offrir d’en discuter.

 

  • Les étudiants autochtones préfèrent nettement les contacts de personne à personne aux activités d’équipe ou de groupe.
  • Selon eux, un bon enseignant ou un bon intervenant n’a pas besoin d’être autochtone. Il doit s’intéresser sincèrement aux étudiants. Idéalement, l’enseignant ou l’intervenant doit avoir une bonne compréhension de la réalité des étudiants autochtones afin de mieux intervenir auprès d’eux. Les étudiants qui ont participéà la recherche y voit aussi un autre aspect positif, soit celui de faire mieux connaitre leur réalité et leur culture aux enseignants et intervenants.

 

1.2  Se rappeler que les TIC, ça fonctionne

 

  • Les étudiants autochtones qui fréquentent le collège ne disposent pas nécessairement des installations nécessaires à la maison pour participer pleinement à des activités d’enseignement et d’apprentissage qui s’inspirent des technologies de l’information et des communications (TIC). De plus, ils ne bénéficient pas encore d’un service internet à haute vitesse dans leur localité. Bien qu’ils aimeraient recourir davantage aux TIC et qu’ils se disent intéressés par les possibilités offertes par celles-ci, ils ne le peuvent malheureusement pas tous. Les enseignants doivent considérer cet aspect lors de la planification des cours.
  • Par contre, si l’enseignant rappelle aux étudiants quels sont les services informatiques disponibles au collège et qu’il les encourage à les utiliser pour réaliser leurs travaux lorsqu’ils sont présents dans l’établissement, il constatera que les TIC fonctionnent et que les étudiants autochtones apprécient les utiliser. Les analyses des données recueillies lors des entrevues ont démontré que lorsqu’ils peuvent maximiser le temps consacré à leurs activités d’apprentissage et à réaliser les travaux demandés au cégep, ils utilisent adéquatement les TIC.

 

1.3  Un élève qui n’apprécie pas être sous le projecteur dans la classe : faire preuve de discrétion dans l’interpellation devant les autres

La timidité et le laconisme caractérisent l’élève innu qui fréquente notre établissement.
  • La timidité et le laconisme caractérisent l’élève innu qui fréquentel’établissement. C’est la raison pour laquelle il s’assoit au fond de la classe et qu’il n’intervient pas ou peu dans les échanges. De plus, il ne faut pas perdre de vue l’obstacle de la langue qui occasionne des délais de trois et cinq secondes [2]dans les réponses à donner verbalement, par rapport à un élève allochtone. Cela ne veut pas dire qu’il ne souhaite pas être interpelé dans la classe ou qu’on lui demande de présenter des travaux qui mettent en valeur sa culture. Les enseignants peuvent valider auprès de lui son désir de parler de ce qui se fait dans la communauté ou d’y effectuer un stage, ou un travail de session dont le thème pourrait être l’urbanisme, le système de santé, ou bien le fonctionnement du Conseil des Innus de Pessamit. Demander toutefois son avis discrètement avant d’intervenir devant la classe.
  • Offrir à l’élève d’arriver un peu plus tôt en classe ou d’attendre un peu à la fin des cours pour poser ses questions de manière individuelle.
  • Favoriser les rencontres individuelles après le premier examen, surtout quand l’étudiante ou l’étudiant a connu des difficultés.

 

[1]  Langevin, L. (1994). Réussir en enseignement, c’est réussir la relation maître-élève. (http://www.unites.uqam.ca/pcpes/pdf/AQPC96.pdf). Montréal : UQAM. Consulté le 4 juin 2014.

[2]  Jean, P. (1991). Guide pédagogique pour l’enseignement post-secondaire aux étudiantes et aux étudiants Autochtones. Sept-Îles : Cégep de Sept-Îles.

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