État de l’apprentissage chez les étudiants autochtones

Extraits du rapport L’étudiant autochtone et les études supérieures: regards croisés au sein des institutions.


Avant de passer aux stratégies qui favorisent la réussite éducative des étudiants autochtones, il est de mise de dresser un bref portrait des habitudes de fréquentation scolaire de cette population, à partir des données recueillies. En effet, bien que la recherche effectuée au cégep s’appuie sur un devis qualitatif, des données chiffrées permettent quant à elles de justifier les stratégies proposées dans ce guide.

À l’heure actuelle, une inégalité persiste entre Autochtones et Allochtones en ce qui concerne le parcours scolaire du primaire au secondaire. Ainsi :

  • Une étude réalisée auprès d’étudiantes et d’étudiants des Premières Nations du Québec âgés de 20 à 24 ans révèle que 43 % d’entre eux n’ont pas terminé leurs études secondaires, soit 18 % de plus que chez la population allochtone du même âge (Richards, 2001, dans Gauthier 2014).
  • Au niveau collégial, les membres des Premières Nations détiennent un diplôme dans une proportion de 11 %, alors qu’elle atteint les 18 % chez la population allochtone (Statistiques Canada, 2001).
  • Au niveau universitaire, 6 % des membres des Premières Nations ont obtenu un diplôme universitaire (certificat, baccalauréat, etc.), alors que cette proportion est de 11 % chez les étudiants allochtones (AADNC, 2012 [1]).

Toutefois, selon l’Association des universités et des collèges du Canada (AUCC, 2009), une importante augmentation de la fréquentation des membres des Premières Nations est survenue durant les dernières décennies. Ils rapportent « que le nombre d’étudiantes et d’étudiants inscrits à l’université est passé d’un peu plus de 100 à la fin des années 1960 à environ 25 000 à 30 000 aujourd’hui ».

Quant à l’âge modal, c’est-à-dire l’âge habituel d’un individu qui entame ses études collégiales et universitaires, il demeure plus élevé chez les Autochtones que chez les Allochtones, puisque la majorité des étudiants d’origine autochtone ont un parcours différent des étudiants d’origine allochtone. Il s’agit souvent de mères monoparentales qui effectuent un retour aux études.

Ces chiffres permettent donc de conclure que la situation scolaire des Premières Nations s’est améliorée, mais ils indiquent également qu’il faut poursuivre les efforts pour favoriser la réussite éducative des étudiants autochtones par la mise en place de stratégies efficaces, et le Cégep de Baie-Comeau s’est engagé à travailler dans ce sens.

 

 

[1]  Affaires autochtones et Développement du Nord Canada : https://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1100100010002/1100100010021. Consulté le 2 juin 2014.

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